C’ÉTAIT À TANGER DU 16 AU 18 AVRIL 2010
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Le volcan Eyjafjallajökul
rejette de la cendre.
Il faut écourter
le séjour et rentrer
par mer et terre. Nous sommes des réfugiés volcaniques…
Le bal des abeilles
autour d’un thé
à la menthe
PALAIS DES INSTITUTIONS ITALIENNES
Laure Noualhat, de Libération
Tanger
«Nous sommes tous des réfugiés volcaniques», s’enthousiasme Pascal Dessaint, auteur de polars à tendance verte. L’écrivain patiente dans le hall d’embarquement du port de Tanger avec ces compagnons d’infortune, intellectuels, artistes ou journalistes. Tous venus assister au Salon international du livre et des arts. Ses organisateurs ont dû annuler la dernière journée de rencontres pour rapatrier ces intervenants aux agendas surchargés. Dans le port, les vacanciers, philosophes, ont aussi envahi le hall pour monter à bord de vedettes express qui traversent la Méditerranée en trente-cinq minutes chrono. Ensuite, des armadas de bus prennent le relais à Algésiras ou Tarifa. Quant aux bateaux qui relient Sète à Tanger deux fois par semaine, d’ordinaire boudés par les touristes, ils sont pris d’assaut. «C’est une occasion unique de réfléchir à nos modes de déplacement», espère Dessaint. Et Hubert Reeves de philosopher : «L’éruption nous ramène ni plus ni moins à ce que nous sommes : elle préfigure peut-être un retour à la raison.»
Libération 19 avril 2010. Par Laure Noualhat. Son blog : Six pieds sur Terre